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Les illusions géométriques



Les illusions géométriques, comme leur nom l'indique, apparaissent par le biais de figures géométriques. Elles donnent lieux à des erreurs d'estimation, de dimension, d'interprétations, de direction et bien d'autres.

Ces dernières sont généralement constituées de deux éléments :

         - un élément dit inducteur à l'origine de la déformation.
  - un élément dit test, subissant cette déformation.


Mise en relation des grandeurs.

Ainsi, prenons en exemple l'illusion de Muller-Lyer où la ligne du haut parait plus courte que celle du bas. Les pointes des flèches constituent ici l'élément inducteur car elles sont à l'origine de notre « erreur » d'estimation tandis que les traits horizontaux constituent eux l'élément test et subissent notre « erreur ».

Plusieurs explications à ces illusions ont été proposé par divers scientifiques, mais tous s'accordent sur le fait que ces illusions sont du domaine dit perceptif et n'ont donc rien à voir avec le raisonnement ou la pensée. De plus nous savons que ces illusions ne naissent pas dans la rétine car l'illusion demeure même si chaque élément, inducteur et test sont placés devant un œil différent. Par conséquent, nous pouvons en déduire que les illusions géométriques prennent naissance dans le système visuel là où convergent les informations (sous forme de messages nerveux) en provenance de chaque œil.


L'illusion de Titchener est un autre exemple intéressant d'illusion géométrique en ce qui concerne les effets de grandeurs. En effet, comme nous pouvons le voir ici, le cercle central de la figure de gauche nous paraît plus grand que le cercle central de la figure de droite. Ce n'est évidement pas le cas.
A noter que les cercles centraux sont ici les éléments tests tandis que les autres les entourant composent les éléments inducteurs.



Effets d'angles.

Mais la mise en relation des grandeurs n'est pas la seule forme adoptée par les illusions géométriques. Ainsi, les effets d'angles sont eux aussi spectaculaires. Pour les illustrer prenons l'illusion de Zollner.


Nous pouvons constater que les grandes lignes (éléments tests) nous paraissent déformées et non parallèles, ce qu'elles sont pourtant réellement. Effet produit ici par les lignes de plus petites taille s'y superposant et formant alors l'élément inducteur.

Deux principes expliquent ce genre d'illusions :

- Tout d'abord, nous avons une fâcheuse tendance à surestimer les angles aigus et sous estimer les angles obtus afin de les ramener à un angles droit. Ce principe est dit d'orthogonalité.

- Le deuxième principe concerne les cotés des angles. Ceux d'un angle obtus seront surestimés et à l'inverse, ceux d'un angle aigu seront sous estimés.


La verticalité.

La verticalité se résume par le fait qu'une figure verticale nous paraît plus longue qu'une autre de même taille mais à l'horizontale. Pourquoi ? Car le mouvement des yeux liés aux lignes horizontales s'avère être plus simple à exécuter qu'un mouvement vertical.
Ainsi dans cette figure en forme de « T » renversé, l'horizontale nous paraît plus courte que la verticale.


 

 

La perspective.

La présence de traits formant une perspective entraîne également des illusions de grandeur. Ainsi à même grandeur physique, une forme paraissant de par la perspective plus éloignée qu'une autre sera vue plus grande et inversement.
L'illusion à damier en est la parfaite illustration.

La ligne verticale de droite en rouge, nous parait plus longue que celle de gauche alors qu'elles sont bien évidemment de même longueur.


La division de l'espace.

L'illusion d'Oppel-Kundt ci-dessous illustre à merveille ce genre d'effet. En effet la distance AB a l'air plus grande que la distance BC.
Le fait est qu'un espace divisé ou occupé par de nombreux éléments nous parait plus grand qu'un espace vide.


Les illusions de couleurs.

Ces illusions font elles aussi parties des illusions géométriques car elles n'apparaissent que dans des figures de ce même genre. Leurs causes sont les suivantes: le cerveau adapte sa perception en fonction de la luminosité de chacune des zones d'une image.

Ici les deux carrés rouges semblent être de nuances différente. Ils sont en fait exactement identiques.


 

Prenons pour plus amples explications la grille D'Herman.

 

Des points gris semblent apparaître entre les carrés noirs. Or, il n'en n'est rien.

Le blanc devient en fait moins lumineux car il est entouré d'une plus grande quantité de noir.

On observe alors la formation de ronds de couleurs grises (blanc atténué par le noir).


 

Les illusions subjectives

Les illusions subjectives se distinguent des illusions vues jusque ici de fait qu'elles ne sont la conséquence, non pas d'une erreur d'estimation ou autre, mais de notre imagination. En effet, ce phénomène consiste à percevoir des figures se détachant de leurs fonds sans qu'aucun trait n'existe pour les délimiter. Ces figures paraissent aussi plus claires ou plus sombres que leurs fonds.

 

Ce genre d'illusion est due à une « opération mentale » de l'observateur. En fait ce dernier prolonge inconsciemment les segments n'existants pas. Le cerveau imagine par exemple que les lignes existent, mais qu'elles sont cachées par un objet.

Ci-dessous notre cerveau imagine un cube qui n'existe pas. Le cerveau a tenté de donner du sens à ce dessin et ne peut donc imaginer que les plaquettes noires sont une coïncidence. D'où l'apparition du cube.


 

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